Leonard Percival Howell

Leonard Percival Howell
Leonard Percival Howell est le fondateur du mouvement rasta. Il n'a inventé ni les dreadlocks, ni l'herbe (introduite en Jamaïque par les Indiens), ni le reggae. Il n'a pas théorisé le retour en Afrique, la nature divine d'Heilé Selassié ni la négritude de Jésus. Simplement, Howell a su faire converger un ensemble de revendications et d'attitudes, mettant en pratique des préceptes que d'autres, comme Marcus Garvey, se contentaient de promouvoir.

Howell est né en 1898 à Clarendon, une région agricole de l'île. Son père appartient à cette générations de jamaïcains noirs nés libres – l'esclavage a été aboli en 1838 - et contraints d'inventer leur vie. Anglican comme ses anciens maîtres, Charles Howell accède à force de travail au statut de notable, capable d'offrir à ses enfants une certaine éducation.

Indépendant et fantasque, Howell quitte le pays très tôt et s'installe à New York. Il voyage et débarque à Panama. En 1917, il s'engage mais, lors d'une escale, il déserte une guerre qu'il laisse volontiers aux blancs. Il navigue durant huit ans, comme cuistot, visitant l'Afrique, l'Europe, l'Asie. Tour à tour man½uvre, marin, portier, il enchaîne ensuite les petits boulots avant d'ouvrir un café à Harlem, un de ces ganja-pads où la marijuana circulait, entre deux discours militants. De retour en Jamaïque en 1932, Howell soutient l'action de Marcus Garvey et contribue à la déification d'Heile Selassie. Alors que Marcus " le moderne " joue les rationalistes et essaye de susciter une prise de conscience populaire, Howell fait feu de tous bois, parcourant la campagne et mobilisant les foules en utilisant les ressorts religieux. Panoplie de prophète – robe noire, rites purificateurs, etc. – et anecdotes pseudo-historiques lui permettent de fédérer les paysans jamaïcains. Il fait référence aux employés blancs de l'empereur d'Ethiopie, dresse le récit de la prosternation du Duc d'York, envoyé de la Couronne britannique, devant Heile Selassie. Pour servir son projet, Howell prétend parler plusieurs dialectes africains et fonde la Société pour le Salut Ethiopien (Ethiopian Salvation Society) en 1934.

Imaginez l'ambiance : Howell déboule dans cette colonie anglaise parfaitement administrée et clame la noblesse de la race noire en prônant la marijuana comme sacrement. Alors qu'à cette époque un noir s'adresse à un blanc la tête baissée, il crie haut et fort qu'il faut cesser de verser l'impôt à la Reine d'Angleterre. Au cours d'un des nombreux procès qu'il subira, en 1935, Howell s'adresse au juge – blanc – sur un ton inimaginable : " je te conseille de me donner la peine maximale, car bientôt, lorsque je siégerai à ta place, je ne te raterai pas ".

En 1933, il est emprisonné pour avoir essayé de vendre 5 000 photos de Heile Selassie, qu'il présentait comme des passeports pour l'Ethiopie. Il décide alors de bâtir une communauté autonome sous l'égide du nouveau messie. A sa sortie de prison, il part avec ses supporters dans les collines isolées de la Jamaïque, lieu historique de refuge pour les esclaves en fuite qu'on appelait " Maroons ". Ces collines devinrent un lieu de mémoire fortement présent dans la culture rasta, au point de figurer sur un grand nombre de pochettes de disques reggae. On peut citer par exemple Rise Shine de Peter Broggs, sur la pochette duquel dready Peter court comme un petit fou au milieu des colline, rigolard comme s'il avait fumé la moitié de l'herbe autour de lui. L'album Tribute to the martyrs, de Steel Pulse, figure aussi les collines de l'île – sous la forme d'un dessin révélant au premier plan une famille en exil. Man in the Hills, de Burning Spear, fait également référence à ce décor. Les collines de Jamaïque peuvent d'ailleurs se confondre avec les monts d'Ethiopie, dont elles semblent être une promesse, comme sur l'album Visons de Dennis Brown.

La communauté voulue par Howell, le Pinnacle, est construite dans l'est de l'île, près de Spanish Town. Il y rassemble des travailleurs indiens, venus remplacer les esclaves dans les plantations, et prend le nom de Ganguru Maragh, ou Gong pour les intimes. Le lieu devient le domicile et la ferme communale des hommes, des femmes et des enfants. Howell adopte un régime végétarien et organise une liturgie à base d'encens, d'incantations et de volutes d'herbe. La communauté veille au respect de l'équilibre démographique. Elle comptait une centaine de personnes, qui jouissaient d'une certaine sécurité matérielle grâce aux champs de coton et de ganja (la communauté possédait plus de 180 000 pieds ...) que Gong leur donnait à cultiver.

Puisque la communauté de Pinnacle n'est pas extensible, une diaspora se forme progressivement, regroupant des individus issus de la communauté mais incités à trouver ailleurs leur bonne fortune. Certains se joignirent aux familles pauvres et expropriées du bidonville situé dans le quartier surpeuplé de Back O' Wall, à l'ouest de Kingston. C'est à partir de ce quartier que le rastafarisme se diffusera dans la capitale puis dans l'île.

Considéré comme fou, Howell est plusieurs fois enfermé dans un asile ou en prison. Sa maison est incendiée. Il subit les attaques des politiciens, de la police et de l'Eglise. En 1954, le bastion de Pinnacle est relié au réseau routier de l'île, ce qui met à mal la tranquillité de la communauté. Le succès de son petit commerce attire également les clans de gunmen, qui bientôt s'entre-tuent pour le contrôle du trafic de l'herbe. Non violent, Howell subit des assauts répétés et doit quitter son domaine en 58, après avoir dispersé la communauté. Il se réfugie à Tredegar Park, où il vivra terré et paranoïaque, sombrant dans l'anonymat comme Marcus Garvey, oublié des siens comme de ses ennemis. Il y meurt en 1981, la même année que Bob Marley. Ironie de l'histoire, Bob Marley avait fait d'Howell un de ses maîtres spirituels même s'il se promettait d'échapper à son destin, chantant " moi, je serai plus dur ('tuff') que le Gong (Howell) ". C'est même cette référence qui servit de nom au label créé par Marley, Tuff Gong.
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# Posté le mercredi 18 avril 2007 11:38

le marronnage à l'ile Maurice

le marronnage à l'ile Maurice
Honneur a l'afrique ,honneur au negre marron ,honneur au femmes marronne honneur au combattant de la liberté,honneur a touts ceux et toute celle qui sont mort pour qu' aujourd hui pour que la cause des negres et des negresses soit entendu,honneur et respect pour leur mémoire.

Sans l'esclavage,pas de marronnage,c'est une evidence.Parler de marronage,c'est obligé de se référer à l'esclavage.Les 2 phenomenes sociaux sont lié,celle de la periode colonialiste.Ce colonialiste au nom duquel des libertés ont été bafoué,du sang versé,des civilisations assassinées.

Contrairement à la conception actuel,le marronage n'est pas simplement qu'un coté de l esclavage colonial.Il y a entre les 2 une relation de cause a effet .Car le marronage est né sans aucun doute directement,par l esclavage.

la suite de l'histoire du marronnage me parait logique,partout le marronage s'est affirmé comme une crise de l'esclavage dans les colonies.Le marronnage s'est retrouvé sur tous les teritoires coloniaux peuplé d'esclaves.

Je vous invite à une relecture de l 'histoire,de regarder en face des faits du passé,de pousser une reflexion,de disposer à touts les Blancs d'assumer,ce qui a blessé ou ce qui dégradé,déshonoré, abaisser jusqu'a rendre méprisable,au niveau des indivudus,des familles ou de l'ensemble de notre peuple Noirs.

Les récit qui ont été publié dans le passé,c'est texte la, ils avaient tous le meme point commun c'est de fair passé les marrons pour des bétes monstrueuse et dangereux,dans le seul but de le nuir ou plus exactement l'humillier les marrons qui été sur la colonie.Bref,dans le subconcient collectif,autant que dans les écrits et dans les chroniques publiées,les marrons faisaient figure d'esclaves méchant,meurtrier,donc necessairement pour les blancs, les marrons ont des mauvaise intentions.

je vais tenter de faire une lecture différente CAR les Marrons (Mauriciens) sont habituellement dénigrés victimes de leur pillage et autres ravages. Je tiens à vous dire que ces hommes et ces femmes ont été bien sûr des fugitifs, qui, avec fierté, refusèrent l'asservissement. .De ces ancetres les Blancs disé du mal pour leur élan vers la liberté,des étres humains dénigré "noircis" sous la plume de mains de la race blanche.Alors qu'au vrai,ces mauriciens étaient prét a surmonter le danger et ils étaient conscient sur les obstacles qu' ils pourraient butté,ils savaient ce qu'ils risquaient pour gagner leur liberté.

j'ai décidé de fair ce dernier article parceque cette histoire me tien a coeur,car cette histoire elle tissé d injustices ,d intrigues,et de violences de part et d autre.
je vais tenté de vous raconté le marronnageet le vous fair comprendre ni plus moin.



Il y a beaucoup trop d'occidentaux qui essayent encore de nos jours de changer notre histoire, ils viennent avec un immense pouvoir,pour détourner tout en erreur,ils viennent avec un faux enseignement, aujourd'hui notre dignité,ils nous l'ont enterré c'est parce que nos ancêtres étaient sans défense ils ont bien profité de leur pouvoir et leur puissance .
Quand j'analyse, ce que je peux constater c'est que c'est toujours le sang des innocents, de mon peuple qui coule et qui temoigne leur ferocité.
Toi qui a la chance pour construire ta vie tu ne trouve pas importance de pouvoir vivre en liberté, tu as le pouvoir pour changé ta vie pour enfin terminé du combat de notre peuple que nos ancêtres nous ont laissés en héritage.
Leur histoire, jamais ils faudra l'oublié, leur souvenirs sont gravé dans nos coeur, ils combattaient avec pour seul intérêt, l'assurance de pouvoir vivre un jour en liberté.
La force et le courage qu'ils possédaient quand l'homme blanc est venu se servir d'eux comme des bêtes sauvages...
Non il ne faut pas oublier nos ancêtres qui ont accepté de se suicider pour notre liberté.
Rendons hommage à nos ancêtres qui ont subit l'arsenal juridique répressif : le Code Noir.
Rendons hommage à nos ancêtres qui ont vécus les meurtrières expéditions contre les marrons.
Rendons hommage à nos ancêtres qui ont été fusillé et ceux qui ont été assassiné.

N'oubliez pas tous les monument de l'esclavage qui sont là pour témoigner de notre passé ancestrale.
N'oubliez pas mes frères et soeurs, nos ancêtres qui sont morts sous la douleur du fouet et sous les yeux impuissants de leur propre famille.
N'oubliez pas nos ancêtres qui ont préférés ce jeter en haut d'une falaise, ils préféraient mourir ivre de liberté, car leur esprit s'envole serein et libre comme le paille en queue, ( un oiseau unique à la Réunion et à l'île Maurice.).
N'oublie pas mon frère on est tous les héritiers dans cette petite île. Je te le dit, on est tous héritier !!! L'héritage de nos ancêtres c'est le droit de vivre ! Il faut que tu le dénonces et que tu l'exiges!!!!!Oui exige le droit de vivre libre, la tête haute!

Conclusion du Presiden moricien

En 1998, le président de la République de île Maurice,a rendu hommage aux guérilleros du marronnage:
"Comment ne pas avoir une pensée pour les détracteurs de l'esclavage, ceux qui ont opposé une vaillante résistance à cette pratique institutionnalisée,qui était devenue non seulement licite mais honorable également, au siècle des Lumières.
"En tout premier lieu, je pense aux esclaves eux-mêmes. Ceux qui pouvaient avoir recours à ce qui fut qualifié de marronnage et fuir devant les mauvais traitements,les brimades physiques ou morales;ceux-ci vivaient encore d'espoir,même lorsqu'ils étaient repris.
"Je pense également à ceux qui,impuissants,n'avaient que le chagrin,la honte et la révolte inutile-,car sans cesse réprimée de façon brutale et violente et toujours barbare".
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# Posté le mercredi 18 avril 2007 11:07

mon pays, ma nation

mon pays, ma nation
Assied toi et réfléchie un peu : notre petite île est entrain d'aller droit à la dérive. Je pense que nous avons besoin d'unité. Je vous félicite mes ancêtres pour la mission que vous avez accomplis. Mais votre lutte n'a pas vraiment été reprise et me voilà abandonné. Assied toi et ne te casse pas la tête... Il suffie d'observer notre petite île est en train de coulé elle cherche juste un peu d'unité en son sein. Mais malheureusement certains nous bloquent notre recherche de liberté. Je ne dis pas qu'il n'y a pas de progrès et qu'il n'y a pas de promesses, seulement il n'y a pas d'avancées. Mais on n'a plutôt que des emmerdements regardez mon frère et ma s½ur vous ne voyez pas ce qui est entrain de se passer ? vous ne voyez pas les difficulté que nous avons dans la vie ? Examinez un peu comment tout est devenu... regardez comment tout a changé... personne est entrain d'analyser les gens ne réalisent pas !
Je te félicite, toi, mon prophète(Marcus Garvey) pour le message que tu nous as apporté. Mais seulement il y a beaucoup de personne de mon peuple qui préfèrent t'ignorer, s'éloigner de leur racine et rejeter leurs propres fondations. Mon frère si tu ne reviens pas à la raison, ça c'est important, certains croient que je suis une balance certains croient que je les offensent, mai je sais juste que dans la vie certaines choses se disent et d'autres pas...
Non ! Il n'y a pas besoin de faire une révolution mais il faut réfléchir à une solution... ou encore analysé pour voir où nous sommes dans cette situation...
Ma nation fait bien attention, nous devons nous lever pour réclamer ce qu'on nous a volé... ma nation prend va dans la bonne direction... je suis fatigué des consolations du gouvernement, car demain la corruption refera sont apparition...
Ma nation fait bien attention...
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# Posté le mercredi 18 avril 2007 03:28

Modifié le mercredi 02 mai 2007 12:15

Le sega

HISTOIRE ET ORIGINES
Le Séga est présent sur de nombreuses îles de l'océan indien, comme à la Réunion, aux Seychelles, Rodrigues, Agalega, Saint-Brandon...
Sur chacune de ces îles, le séga diffère. Par exemple le séga Rodriguais est composé de deux musiques différentes ; Le séga tambour très rapide et typiquement africain et le ségakordéon, ou L'accordéon diatonique donne une touche "musette". Aux Seychelles le rhytme est plus lent.

Les origines de cette musique et de cette danse sont méconnues, bien qu'il ne fait aucun doute que le séga puise ses sources en afrique. Mais curieusement, cette musique n'existe pas sur le continent africain. Le séga est donc né avec l'exil, c'est la musique des esclaves.
Loin de leur pays d'origine, les esclaves de différentes contrées se réunissaient. Ils ne parlaient pas la même langue, n'avaient pas les mêmes coutumes, ni la même musique, mais cela ne les empêchaient pas de communiquer autour de la danse et du chant. Puis la langue créole est apparue, c'est fondue dans la musique et le Séga est né.

Dès 1768, les voyageurs de retour de Maurice parlaient du chant des esclaves et de la danse. Bernardin de Saint-Pierre, a parlé de la passion des esclaves pour la musique et de l'harmonie douce d'instruments inconnus pour correspondre aux chansons avec tous les thèmes d'amour présents.
Milber, en 1803, a parlé de pas de danse sensuels qui montrent clairement leurs intentions chaudes. Ils parlent tous du Chéga ou Tchéga qui deviendra par la suite le Séga.

LES INSTRUMENTS
Les différents instruments du Séga sont :

La Maravane, consituée de cannes à sucre alignées, est de forme rectangulaire. C'est une sorte de boîte contenant des cailloux ou des billes métalliques. Le musicien agite l'instrument au rythme désiré pour accompagner le chanteur et les autres instruments.

La Ravane, pièce maîtresse du Séga est un tambour taillé dans du bois de goyage chinois. Il est recouvert d'une peau de chèvre tendue.

Le Triangle, est aussi omniprésent.

Le Bobre, constitué d'un morceau de bois tendu par deux cordes et relié à une calebasse. Cet instrument n'est plus guère utilisé de nos jours dans le Séga.

Le Séga a évolué à travers les âges et aujourd'hui des instruments modernes comme la guitare ou le synthétiseur donnent de nouvelles notes et de nouveaux sons au Séga moderne.
Du séga au Reggae, il n'y a qu'un pas, franchi à la fin des années 80 par Kaya.
Ce dernier a su marier les rythmes ternaires du séga et binaire du reggae, inventant le seggae.
Chanteur Mauricien arrêté en 1999 pour avoir fumé un joint en public. Sa mort en garde à vue, inexpliquée, provoquera des émeutes d'une ampleur sans précédent à Maurice.
Le Séga à aussi évolué vers le Rap et le Hip Hop avec le groupe de Grand-Baie Gangsta Beach, mélange des genres très réussi avec leur chanson phare "Kriyé".
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# Posté le samedi 14 avril 2007 05:28

Modifié le dimanche 15 avril 2007 05:24

Kaya ( Ene zistwar revoltan )

Kaya ( Ene zistwar revoltan )
Joseph Reginald Topize, dit Kaya, est né en 1960 Il n'a pas une enfance très heureuse. Il est né dans le ghetto de Roche-Bois le 10 août 1960, issu d'une famille de 5 enfants. Son père pêcheur ne pouvant subvenir à son éducation, le place sous la tutelle d'un oncle. Métis africain et indien, il est victime très jeune du racisme et se retrouve livré à lui même dès l'âge de 8 ans. Il joue d'abord avec le groupe MENWAR. Mais c'est surtout la création du groupe RACINE TATANE en 1986 qui révolutionne le séga, musique populaire de l'île. Il mélange le blues local, le SEGA avec le REGGAE, en intercalent les triolets du SEGA sur le rythme binaire du REGGAE, le SEGGAE était né. La rencontre avec percy yip tong, le producteur fou : C'est la rencontre avec PERCY YIP TONG qui sera le déclencheur. Percy est le fils de notables d'origine chinoise, il arrive d'Europe en 1985 où il a fait ses études, mais aussi organisé des concerts reggae et découvert le message rasta. En rentrant au pays, Percy est heureux de voir que la musique jamaïcaine est aussi populaire et lorsqu'on lui parle d'un jeune talentueux qui s'essaie à de nouveaux sons, il n'hésite pas à se rendre à Roche-Bois pour le découvrir. kaya "lampir universel": Dès la rencontre avec KAYA et les premières répétitions auxquelles il assiste, Percy reste bouche-bée par l'énergie du groupe : " Une pièce minuscule, dix rastas entassés, un son crade et des instruments pourris, mais quel rythme ! C'était nouveau, ça vous tapait dans les reins, et puis il y avait ce petit rasta à la voix et au toucher de guitare magique... ". Sans hésitation, Percy décide de manager KAYA et Racine tatane. Il organise alors une tournée avec les Natty Rebels de Ras Natty Baby qui connait un certain succès et d'autres groupes de reggae et de séga. Les concerts gratuits attirent beaucoup de monde et créent l'évènement sur l'île. Les jeunes apprécient le reggae et Percy est persuadé que le seggae est la force de demain. En 1991 KAYA et RACINE TATANE sortent " LA PE UNIVERSEL ", puis " SEGGAE MAN " en 1992, " RACINE PE BILE " en 1994, " ERZATS of BOB MARLEY " en 1995, en 1996 les albums " ZISTWAR REVOLTANT " et " CHANTE MARLEY " et en 1997, un 3 titres " MO LA MIZIK ". 300 000 albums vendus, pour un artiste dénonçant, dans des textes puissants, les mensonges de l'establishment et proposant des solutions à une société arc en-ciel minée par le communalisme et le fanatisme. KAYA devient un héros et subit des discriminations de l'état et particulièrement de la communauté indienne, à cause de la GANDIA (cannabis local) dont il prône la légalisation.
La mort de Kaya : Le 18 février 1999, KAYA est incarcéré à la prison d'Alcatraz, centre de détention traditionnellement destiné aux gros dealers et criminels, alors qu'il avait été identifié comme ayant fumé de la Gandja pendant le concert du 16 février en faveur de la dépénalisation du cannabis et de l'amnistie des personnes incarcérées pour possession de gandja. kaya a été Retrouvé mort le 21 un matin de février 1999, à 38 ans dans sa cellule des casernes centrales à Port-Louis, le crâne fracassé, hémorragie d'une blessure a la tete., dans des circonstances non élucidées au cours de son incarcération. La version officielle selon laquelle KAYA, en crise de manque se serait fracassé le crâne en se jetant contre les murs de sa cellule, a été contredite par le Docteur RAMSTEIN qui a fait une contre-expertise du corps de KAYA. Cet évènement a déclenché des émeutes dans toute l'île. L'émeute part de Roche Bois. Dans le quartier où résidait l'artiste, le poste de police est complètement saccagé, des barrages sont dressés jusque dans la capitale et rapidement la police répond aux manifestants par des tirs à balles réelles, blessant mortellement de nombreuses personnes. sa mort, fut suivie de celle du chanteur Berger Agathe et de la blessure de Désiré François, le chanteur du groupe Cassiya touché par une balle de la police.

# Posté le samedi 14 avril 2007 05:18

Modifié le mardi 24 avril 2007 01:38